Une douche, un serpent, et un hurlement qui fend la nuit
Après une journée ordinaire, Deborah passe la porte de sa nouvelle maison à Saint-Paul-le-Gaultier, à la frontière de l’Orne et de la Mayenne. En quête de détente, elle file direct sous la douche, prête à savourer quelques minutes de réconfort sous un filet d’eau chaude. Mais l’ambiance zen ne va pas durer…
Soudain, une étrange sensation envahit ses pieds. Quelque chose glisse et rampe. Ne cherchant pas à jouer à la devinette – qui pourrait lui en vouloir ? – elle réalise vite l’impensable : un serpent, arrivé par les canalisations, parcourt désormais la douche à ses côtés. « Quand je l’ai senti sur mes pieds, j’ai hurlé et suis sortie en courant », confie-t-elle encore chamboulée par cette rencontre inattendue.
Sang-froid contre reptile, et identification express
Son compagnon n’a pas pris son temps : il accourt, trouve Deborah en larmes, et découvre le co-invité, une longue silhouette couleur de nuit, enroulée sur elle-même et dépassant allègrement le mètre.
- Déborah est tétanisée
- Son conjoint, lui, garde la tête froide
Mais qui est donc ce squatteur ophidien ? Ni une, ni deux, le couple dégaine son téléphone et une application de reconnaissance de serpents grâce à une photo. Verdict : il s’agit d’une couleuvre d’Esculape, réputée inoffensive. Rassurés (un peu…), ils décident de ne pas déranger les pompiers pour si peu : « On ne voulait pas déranger pour rien », explique-t-elle.
L’art de l’expulsion (gentille) du locataire indésirable
Courage, organisation, et un soupçon d’habileté : avec un bâton et un carton, le compagnon de Deborah parvient à capturer l’intruse et à la libérer dans un champ, quelques centaines de mètres plus loin. Fin du cauchemar ? Oui, enfin presque. Il faudra à Deborah attendre que le serpent ai regagné la liberté pour arrêter de pleurer.
Pour les pompiers, ce scénario relève du jamais vu. « De mémoire, on n’a jamais eu d’intervention dans le département pour un serpent qui remonte par les canalisations », relate le lieutenant-colonel Foltzer, du centre d’incendie et de secours de l’Orne. Une histoire qui fera date… à défaut de se répéter, on l’espère pour les habitants du coin !
La couleuvre d’Esculape, squatteuse de canalisations ?
François Radigue, de l’association Faune et flore de l’Orne, confirme l’identité du serpent : cette couleuvre, que l’on croise dans l’Orne et la Sarthe, peut atteindre 1,60 mètre. Elle n’est pas dangereuse et a même tendance à venir dire bonjour aux riverains plus régulièrement qu’on ne l’imagine.
La présence du serpent sous la douche révèle tout de même un souci plus terre-à-terre : un défaut d’étanchéité dans le réseau d’assainissement externe, possiblement au niveau d’un citerneau. Bonne nouvelle, des travaux de rénovation sont déjà prévus sur la fosse septique de la maison. De quoi dormir – et se laver – tranquille, loin des facéties de cette invitée à écailles.
En attendant, un conseil : la prochaine fois que l’eau tarde à s’écouler ou qu’un courant d’air froid souffle sous la porte de la douche, gardez l’œil ouvert… On ne sait jamais qui pourrait pointer le bout de son museau !

James Martin est un passionné du bricolage et de l’aménagement intérieur depuis plus de 15 ans. Curieux de nature, il aime comprendre comment les choses fonctionnent et trouver des solutions simples et efficaces pour améliorer le quotidien. Son objectif : rendre les projets de rénovation et de décoration accessibles à tous, même à ceux qui débutent.





