Installer un poulailler chez soi : ce que vous devez absolument savoir sur la réglementation officielle

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poulailler chez soi

Envie d’accueillir les cocottes chez vous pour des œufs frais au petit-déjeuner ? Installer un poulailler à la maison, c’est bien plus qu’un simple plaisir champêtre : c’est aussi une aventure réglementée. Avant de crier victoire (ou cocorico !), prenez le temps de découvrir ce que dit la loi. Vous éviterez ainsi les disputes de clôture et autres surprises… administratives !

Installer une basse-cour familiale : la marche à suivre

Bonne nouvelle : en principe, il n’est pas nécessaire de faire de déclaration préalable pour une basse-cour familiale, surtout si votre installation est mobile. En effet, ce type d’élevage est assimilé à un loisir et classé au rang des animaux de compagnie (source: www.PoulaillerDesign.com).

Cependant, attention : certains règlements de lotissement peuvent interdire les poulaillers. En général, ces interdictions concernent seulement les installations de plus de 50 animaux “équivalents”. Cette fameuse limite n’a rien d’anodin : c’est elle qui fait la différence entre le particulier-éleveur du dimanche et l’éleveur professionnel.

  • Poules, poulets, faisans, pintades = 1 animal-équivalent
  • Canards = 2 animaux-équivalents
  • Dindes et oies = 3 animaux-équivalents
  • Palmipèdes gras en gavage = 5 animaux-équivalents
  • Pigeons, perdrix = 1/4 animal-équivalent
  • Cailles = 1/8 animal-équivalent

La basse-cour familiale est donc limitée à 50 animaux-équivalents de plus de 30 jours. Au-delà, votre basse-cour devient un “élevage”, classé et soumis à déclaration, avec des règles bien plus strictes (renseignez-vous auprès de votre chambre d’agriculture locale !).

Règles d’urbanisme et formalités : à ne pas négliger

Votre poulailler, abri clos et couvert (démontable ou non), doit faire moins de 5 m² et moins de 1,80 m de haut sous plafond pour éviter la taxe d’aménagement et l’exigence d’une autorisation préalable en mairie. Si vous voyez grand (plus de 5 m2 et 1,8 m), informez tout de suite la mairie sous peine de finir au tribunal des cocottes.

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Même sous le seuil familial, faites attention aux cahiers des charges, plans d’urbanisme communaux et autres règlements qui pourraient imposer des distances à respecter ou interdire tout bonnement les poulaillers.

  • Pour plus de 10 animaux : à installer à plus de 25 m des habitations voisines.
  • Pour plus de 50 animaux : minimum 50 m de distance.
  • Parcs/enclos : pas d’implantation à moins de 10 à 20 m des puits, sources ou points d’eau ; respect des distances de 20 à 50 m suivant espèces.

Le cas échéant, vérifiez le règlement sanitaire départemental : il peut compléter ou préciser ces distances (source: www.PoulaillerDesign.com).

Hygiène, bruit et bon voisinage… ou comment ne pas finir au pilori

Le cocorico de votre coq au petit matin est jugé normal à la campagne… sauf s’il se transforme en marathon sonore jour et nuit ! Selon l’article R 1334-31 du code de la santé publique, aucun bruit ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, troubler la tranquillité ou la santé des voisins. Si vos volailles mettent l’ambiance sans relâche, prudence.

Pareil pour l’entretien de la basse-cour : les installations doivent rester propres, désinfectées régulièrement et les fumiers/fientes éloignés d’au moins 35 m des habitations, points d’eau ou voies publiques. Sinon : plaintes, médiateur de la république en mairie, voire assistance juridique (un dimanche qui tourne vinaigre, ça arrive aussi !) (source: www.PoulaillerDesign.com).

Sanitairement, la prévention est de rigueur : depuis mars 2016, suite à la grippe aviaire, la déclaration de votre basse-cour à la mairie via un formulaire est obligatoire, quels que soient le nombre d’animaux ou la taille de l’installation. La préfecture précise les dispositifs de surveillance et prévention à appliquer selon le niveau d’alerte de votre département ou de votre ville.

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Responsabilité, animaux fugueurs et autres aléas

Les animaux de compagnie, ou assimilés, doivent être maintenus en bon état de santé, protégés contre les intempéries et les prédateurs, et ne pas être source de nuisances ou de germes pathogènes. Les parcs et enclos doivent empêcher toute évasion (sinon, c’est la révolte des poules !).

Si vos volailles s’invitent chez le voisin et causent des dégâts, c’est à vous de réparer. Sous conditions, les victimes peuvent même s’en débarrasser (sur place et sans les garder), et si rien n’est réglé sous huitaine, la vente par ordonnance judiciaire prend le relais… Bref, mieux vaut garder ses cocottes à la maison et éviter les plaidoyers en rase campagne. (source: www.PoulaillerDesign.com)

En résumé : installer un poulailler chez soi, c’est souvent simple côté paperasse, mais cela ne dispense jamais du bon sens, du respect du voisinage et d’un œil attentif sur l’état du poulailler et le comportement des animaux. Si le ton monte, mieux vaut appeler le médiateur avant de dégainer l’œuf… ou la plume !